
Vespa 2020 ADV campaign by Ets TRACQUI, Papeete.
(January 2026) - In Polynesia, on Tahiti and its hundred or so islands, the Vespa remains a preferred mode of transport. Its small size allows it to weave through the countless cars lined up during rush hour at the entrances and exits of the urban area. It allows you to cross the atoll at a good pace, neither too fast nor too slow. Its economical engine appeals to those looking for an alternative to larger vehicles. Its style and elegance appeal to everyone, regardless of gender or age.


Moorea. PHOTOS BY GREGORY BOISSY.
For many, it is synonymous with freedom: "With my Vespa, I save time and I feel lighter in traffic," says Teva, a young employee in downtown Papeete. "And besides, it's easy to repair!" insists a colleague. And that's precisely its advantage in an isolated territory. "It's not always easy to get a part, but we always manage to find one in the end!"


Left, Moorea. Right, Paea. PHOTOS BY GREGORY BOISSY.
Remembering Old Tahiti. In Polynesia, the Vespa evokes a bygone era. It symbolizes a carefree Tahiti, where people cruised with the wind in their hair along roads lined with flamboyant trees, skirting the lagoon. Hinano, a retiree, recalls: “When I was a teenager, my father would take us to the beach on his Vespa. It was simple, joyful, and everyone greeted each other on the road.” These memories fuel a collective nostalgia for a Tahiti where life seemed gentler and less rushed. A Tahiti that many miss, that many think about with a touch of nostalgia. “My brothers and I, there were four of us, we all rode on the Vespa with our father, two in the front and two in the back. We would leave from Paofai and go all the way to the Papeete market,” says Matthias.



Papeete. PHOTOS BY GREGORY BOISSY.
"It was called the Primavera." The Vespa arrived in the early 1950s; some claim the first model was imported in 1948, others say 1955. It became popular with young people and families in the 1970s. It was a symbol of freedom and modernity. In the 1980s and 1990s, it lost some ground to more powerful Japanese scooters, but it showed remarkable resilience. Several models with different engine sizes have been imported, from the Primavera of the 1960s to the PX and more recent models.



Papeete. PHOTOS BY GREGORY BOISSY.
Today, it's making a strong comeback as a vintage item. Restored by enthusiasts, it's used as a cultural symbol. With chrome and waxed engines, and custom paint jobs, some stand out from the crowd.
"My sisters and I used to go to work on Vespas in the early 1980s. Then our younger brothers took over. We called it 'La Primavera' back then," recalls Maeva. Vaitua adds, "They're really sturdy machines. My father never wanted a new scooter... He still has his Vespa, which he's been tinkering with for 25 years."



Papeete. PHOTOS BY GREGORY BOISSY.
In some families, the Vespa is a precious heirloom. It's passed down from generation to generation, sometimes as a collector's item, sometimes as a vehicle still in use. It embodies the continuity between past and present, between memories of a carefree Tahiti and modern reality.



Papeete. PHOTOS BY GREGORY BOISSY.
Marcel Nagatata is the president of the Vespa Team Tahiti association, founded in 2009. In 2015, the association obtained authorization to hold gatherings. Enthusiasts were able to meet in large numbers to tour the island, have a good time, admire beautiful models, exchange technical advice, and share precious memories.
Marcel's grandfather himself owned several Vespa models from all eras. "I used to take one of his models out in the evenings when I was young," he recalls. Since then, he too has acquired several models.



Rurutu. PHOTOS BY GREGORY BOISSY.
The Vespa is not just a means of transportation; it is also an object of style, heritage, and memory. "Restoring a Vespa is like bringing a part of our history back to life," explains Manu, a collector in Faaa. Italian by origin, it has crossed eras and borders, it has become Polynesian by its use and by the attachment it arouses.
Photos de Grégory Boissy: https://www.gregoryboissy.com/
Texte de Delphine Barrais: https://ginkio.com/delphine-barrais
Version française de Delphine Barrais. Vespa: l’élégance intemporelle au service de la vie tahitienne.
En Polynésie, à Tahiti et dans sa centaine d’îles, la Vespa reste un moyen de transport privilégié. Sa petite taille permet de se faufiler entre les innombrables voitures alignées aux heures de pointes à l’entrée et à la sortie de la zone urbaine. Elle permet de traverser l’atoll, à bon rythme, ni trop vite, ni trop lentement. Son moteur économique séduit ceux qui cherchent une alternative aux grosses cylindrées. Son allure et son élégance plaisent à toutes et à tous sans distinction de genre ou d’âge. Pour beaucoup, elle est synonyme de liberté: Avec ma Vespa, je gagne du temps et je me sens plus léger dans la circulation», confie Teva, un jeune employé du centre-ville de Pape’ete. « Et puis, elle est facile à réparer », insiste un collègue. Et c’est là tout l’intérêt dans un territoire isolé. « Ce n’est pas toujours facile d’avoir une pièce, mais on finit toujours par trouver !»
En souvenir du Tahiti d’antan. En Polynésie, la Vespa évoque une époque révolue. Elle est le symbole d’un Tahiti insouciant, où l’on roulait cheveux au vent sur les routes bordées de flamboyants en longeant le lagon. Shinano, retraitée, se souvient : « Quand j’étais adolescente, mon père nous emmenait à la plage en Vespa. C’était simple, joyeux, et tout le monde se saluait sur la route. » Ces souvenirs nourrissent une nostalgie collective, celle d’une Tahiti où la vie semblait plus douce et moins pressée. Celle d’une Tahiti que beaucoup regrettent, auquel beaucoup songent non sans une pointe de nostalgie. « Mes frères et moi, nous étions quatre, on allait tous sur la Vespa avec notre père, deux devant et deux derrières. On partait de Paofai et on allait jusqu’au marché de Papeete », rapporte Matthias.
« On l’appelait Primavera ». La vespa est arrivée au début des années 1950, certains affirment que le premier modèle aurait été importé en 1948, d’autres parlent de 1955. Elle est devenue populaire auprès des jeunes et des familles, dans les années 1970. Elle était un symbole de liberté et de modernité. Dans les années 1980-1990, elle a perdu un peu de terrain face aux scooters japonais plus puissants, mais a fait preuve d’une remarquable résistance. Plusieurs modèles et de différentes cylindrées ont été importés. De la Primavera des années 60, à la PX en passant par les modèles plus récents.
Aujourd’hui, elle revient en force comme un objet vintage. Restaurée par des passionnés elle est utilisée comme symbole culturel. Chrome et moteur ciré, peinture personnalisée, certaines sortent du lot.
« C’était en vespa que mes sœurs et moi allions au travail au début des années 1980. Ensuite nos petits frères ont repris nos vespas. On l'appelait alors "la Primavera” », se rappelle Maeva. Vaitua raconte : « C’est vraiment costaud comme machines. Mon vieux n’a jamais voulu d'un scooter neuf.... Il a encore sa Vespa qu’il bricole si besoin depuis 225 ans. » Dans certaines familles, la Vespa est un héritage précieux. Elle se transmet de génération en génération, parfois comme un objet de collection, parfois comme un véhicule toujours en service. Elle incarne la continuité entre le passé et le présent, entre les souvenirs d’un Tahiti insouciant et la réalité moderne.
Marcel Nagatata est le président de l’association Vespa Team Tahiti fondé en 2009. L’association, en 2015, a obtenu une autorisation de rassemblements. Les amateurs ont pu se retrouver en grand nombre pour faire le tour de l’île, passer du bon temps, contempler de jolis modèles, échanger des conseils techniques, mais aussi de précieux souvenirs. Le grand-père de Marcel avait lui-même plusieurs modèles de Vespa, de toutes les époques. « Je prenais un de ses modèles pour sortir le soir quand j’étais jeune », se rappelle-t-il. Depuis, il a lui aussi acheté plusieurs modèles.
La Vespa n’est pas seulement un moyen de déplacement, c’est aussi un objet de style, de transmission et de mémoire. « Restaurer une Vespa, c’est comme redonner vie à une partie de notre histoire », explique Manu, collectionneur à Faaa. Italienne par son origine, elle a traversé les époques et les frontières, elle est devenue polynésienne par son usage et par l’attachement qu’elle suscite.
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Background images: Ets TRACQUI Facebook, Official importer in Papeete/Polynesia, since 1948. Left, inside the Vespa showroom of Ets TRACQUI, Papeete. Right, customer of Raiatea and his new Vespa GTS with customized livery. https://www.facebook.com/profile.php?id=100063466366120



WIDE REWIND - FROM THE ARCHIVE: THE FASHION & BEAUTY SIDE OF VESPA IN FRENCH POLYNESIA:
(2020).
https://wide.piaggiogroup.com/en/articles/markets/vespa-in-tahiti-joie-de-vivre/index.html


(2017).
https://wide.piaggiogroup.com/en/articles/markets/beauty-on-a-vespa/index.html
